Un article sur le journal La Gazette de Montpellier

ENQUÊTE HISTORIQUE. Depuis vingt ans la question divise les historiens et défenseurs du patrimoine. Les cathares ont-ils existé ? La guerre menée par les barons du nord a existé, c’est certain. Un mouvement hérétique a existé, c’est certain. Mais était-il “cathare” ? C’est moins sûr… Avec l’appellation “forteresses royales du Languedoc” préférée à celle de “châteaux cathares” pour la candidature au patrimoine de l’Unesco, la polémique est ravivée.

Renommer les “châteaux cathares” en “forteresses royales” revient à effacer une histoire tragique.” Le 11 décembre dernier, le mouvement occitan citoyen País Nòstre a lancé une pétition contestant la terminologie choisie pour porter le dossier des huit forteresses languedociennes devant l’Unesco, en vue d’un classement au patrimoine mondial en 2026. “Montségur, où plus de deux cents cathares furent brûlés en 1244, n’est qu’un exemple parmi de nombreux épisodes qui ont marqué tout le pays cathare. Oublier cela, c’est une inversion mémorielle qui dénature l’histoire et l’identité du Languedoc et de l’Occitanie”, affirme le texte de la pétition en ligne.

Contre-enquête

Il faut reconnaître que Montségur, Peyrepertuse, Puilaurens, Aguilar, Carcassonne, Lastours, Quéribus et Termes, remarquables systèmes de fortifications, n’ont rien de cathares. “Il y a depuis longtemps une assimilation, à tort, de ces monuments aux hérétiques cathares. En réalité, c’est le royaume de France qui les a reconquis et rebâtis. Ils ont été mis en place au XIIIe siècle par les rois de France pour affirmer leur autorité”, explique David Maso, de l’association Mission Patrimoine mondial,

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*