Pour un état fédéral

 

Borloo a raison, il défend l’idée pour la France du fédéralisme et de la mise en place des provinces comme échelon quasiment unique de la décentralisation.

Il dresse un inventaire brutal de l’organisation française et du mille-feuilles : 13 régions, 101 départements, 35 000 communes, 22 métropoles, plus de 1 200 intercommunalités, sans compter agences, caisses et autorités diverses. Au total, pas moins de sept échelons politico-administratifs se partagent les politiques publiques. Tout le monde fait un peu de tout, et n’importe quoi et personne n’est vraiment responsable.

Contrairement à ceux qui prônent simplement « moins d’État », Borloo plaide pour « mieux d’État ». Il veut un État recentré sur le régalien : sécurité, justice, défense, diplomatie, grandes infrastructures nationales et garantie d’un socle commun en matière de santé et d’éducation. Mais tout le reste – logement, aménagement, éducation, politique de la ville, santé au quotidien – devrait selon lui être confié aux provinces.

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