Le Partit Occitan refuse l’effacement de l’identité occitane et appelle à la manifestation du 7 février à Carcassonne
Candidature UNESCO des “Citadelles du vertige” : le Partit Occitan refuse l’effacement de notre identité.
Le projet de candidature au Patrimoine mondial de l’UNESCO des « châteaux cathares », porté par les départements de l’Aude et de l’Ariège, soulève une indignation profonde. En centrant le dossier exclusivement sur les remaniements militaires royaux français, les porteurs du projet opèrent un véritable déni d’histoire.
Une histoire tronquée au profit du roman national français. Le choix de ne valoriser que la construction militaire de ces forteresses par les rois de France, face à la Couronne d’Aragon, est une insulte à la mémoire du territoire. Sous couvert de labellisation, on cherche à effacer l’âme du Languedoc pour ne célébrer que les « forteresses royales ». C’est une tentative délibérée de substituer l’histoire des vainqueurs à la réalité brutale de notre passé, et nier l’existence de places fortes antérieures qui ont été détruites sauvagement.
L’ombre des bûchers et de la colonisation intérieure. Si les Cathares n’étaient ni bâtisseurs ni chevaliers, le destin de ces sites est indissociable de la Croisade contre les Albigeois (1209-1229). Ce conflit, d’une violence inouïe, fut le point de départ d’une entreprise de dépossession territoriale et de répression religieuse qui dura plus d’un siècle avec l’inquisition et des bûchers.
Aujourd’hui, ne vouloir classer que les « armes des envahisseurs », sous prétexte que ce qui existait avant a été détruit par le pouvoir, c’est perpétuer une vision post-coloniale de l’Histoire de France. Cette logique de déculturation, qui frappe aussi notre langue occitane aujourd’hui, vise à déconnecter les habitants et le territoire de ses racines profondes : rien n’existait avant le pouvoir royal, puisqu’il n’en reste plus rien. Affligeant.
Un message de tolérance bafoué. À une époque où l’intolérance religieuse et les impérialismes s’accaparent de nouveau des territoires, glorifier l’oppresseur en occultant la mémoire de ceux qui prônaient la tolérance est inacceptable.
Le Partit Occitan affirme haut et fort : notre histoire n’est pas à vendre, ni à travestir. Nous refusons que la mémoire occitane soit sacrifiée sur l’autel du marketing territorial. Les Occitans et leur histoire ne se laisseront pas brûler de nouveau.
.Communiqué du Partit Occitan, le 2 février 2026