Les élections municipales de 2026 ont été l’occasion pour le Parti Breton de continuer son implantation locale au service des habitants de notre pays. Par ailleurs, nous tirons plusieurs enseignements de ce scrutin.
D’abord nous souhaitons attirer l’attention sur le fait que les habitants des deux tiers des communes (souvent rurales) n’ont pas pu exprimer un choix, car il n’y avait qu’une seule liste. Ce phénomène de masse constitue un véritable scandale démocratique que le Parti Breton est bien le seul à dénoncer. Les contraintes macronistes imposées aux communes expliquent en grande partie l’émergence de ce nouveau désert électoral. Au final, seul un tiers des électeurs hexagonaux a voté aux deux tours ! Il s’agit d’une véritable confiscation des élections municipales, censées être l’expression par excellence de la démocratie locale.
Le deuxième enseignement est que le courant centre-gauche/centre-droit se renforce en Bretagne. Gagnant brillamment dans des villes emblématiques comme Saint-Brieuc et Brest, se maintenant à Lorient et Vannes, progressant à Rennes et Nantes, ce courant reste le cœur de la vie politique et des valeurs bretonnes de sérieux et d’écoute, loin des outrances de la vie politique française.
D’ailleurs, contrairement à la France, les extrêmes progressent peu en Bretagne. Le centre et la droite ne s’allient pas avec l’extrême-droite. La dérive actuelle du PS qui s’allie avec l’extrême-gauche n’est pas un succès : François Cuillandre perd Brest, Damien Girard est tenu en échec à Lorient et Johanna Rolland repasse de justesse à Nantes. De même, l’alliance des jacobins PCF/Renaissance à Carhaix contre le maire autonomiste Christian Troadec est un échec. Le peuple breton peut s’enorgueillir de n’avoir ni maire RN ni maire LFI, le seul territoire dans ce cas avec la Corse.
Le troisième constat est que, lors de ces élections, de nombreux jeunes militants du Parti Breton ont été candidats et ont capitalisé de l’expérience. Plusieurs d’entre eux ont été élus dans des villes moyennes et communes rurales : Saint-Avé, Pluméliau-Bieuzy, Evran, Saint-Michel-Chef-Chef… De nouvelles candidates ont aussi été élues, signe d’une féminisation du Parti Breton : à Saint-Brieuc, Guérande, Vern-sur-Seiche.
Nous saluons également nos candidats non-élus qui se sont présentés dans les autres communes, petites ou grandes. Une mention spéciale pour notre présence dans les trois métropoles bretonnes : Brest, Nantes et Rennes. Un précédent et un beau symbole qui promet de futures entrées dans les conseils municipaux et métropolitains.
Après ses succès des élections régionales et législatives, le Parti Breton continue donc sa progression et sa préparation pour les prochaines échéances afin que ses idées gagnent pour la défense de la qualité de vie bretonne. Pendant ce mandat de 7 ans, nos élus vont se donner pleinement pour faire avancer la Bretagne dans les domaines économiques, sociaux et culturels.
Le Parti Breton appelle toutes les Bretonnes et tous les Bretons à le rejoindre afin de construire ensemble une Bretagne entreprenante, prospère et solidaire.
Bevet Breizh !
Communiqué de Mathieu Guihard, président du Parti Breton .