Alerte de l’Organisation météo mondiale

Ces onze dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, alerte l’Organisation météorologique mondiale. Une accélération dramatique du changement climatique qui fait et fera d’immenses dégâts, prévient l’organisation.

« Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence. C’est un appel à agir. » Cette déclaration du patron de l’ONU, António Guterres, accompagnait le 23 mars la publication d’un nouveau rapport alarmant de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Celui-ci révèle notamment que les onze dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, et que 2025 se hisse au deuxième ou troisième rang du classement des années aux températures les plus élevées. Ces données confirment celles dévoilées deux mois plus tôt par l’observatoire européen Copernicus.

Cette accélération du changement climatique est à l’origine de répercussions en cascade : « En 2025, les vagues de chaleur, les incendies de forêt, la sécheresse, les cyclones tropicaux, les tempêtes et les inondations ont causé des milliers de morts, touché des millions de personnes et engendré des pertes économiques se chiffrant en milliards », a déploré Celeste Saulo, la secrétaire générale de l’OMM.

« Nous en subirons les conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années »

Aux indicateurs climatiques habituels, que sont les gaz à effet de serre, les températures à la surface des océans, la masse des glaciers ou encore l’étendue de la banquise, les chercheuses et les chercheurs ont pour la première fois inclus dans ce rapport annuel le déséquilibre énergétique de la Terre. Autrement dit, le rythme auquel l’énergie entre et sort du système terrestre. Dans des conditions climatiques viables, celle reçue par le Soleil devrait être à peu près égale à celle émise.

« Cependant, l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur à leur niveau le plus élevé depuis au moins 800 000 ans a perturbé cet équilibre », écrivent les auteurs. Résultat : jamais celui-ci n’avait atteint un tel niveau en soixante-cinq ans d’enregistrements. Un déséquilibre dramatique, causé par les activités humaines, assure Celeste Saulo : « Et nous en subirons les conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années. »

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