La pétition « Défendons Les Châteaux Cathares ! », lancée à l’initiative du mouvement Païs Nostre, a effectivement franchi le cap symbolique des 10 200 signatures. Lors du bilan du rassemblement le dimanche matin à Laroque-d’Olmes, ce succès a été au cœur des discussions. [ 1 ]
Voici les conséquences et les suites directes liées à cette forte mobilisation en ligne :
1. Un argument de poids face à la candidature UNESCO
L’ampleur de la pétition sert désormais de levier politique majeur pour les opposants. Le collectif et les associations l’utilisent pour démontrer aux élus locaux (notamment le Conseil départemental de l’Aude) et au ministère de la Culture — qui soutient officiellement le dossier de candidature auprès de l’UNESCO sous l’appellation “Forteresses Royales en Languedoc” — qu’une part importante de la population locale refuse cette dénomination. Pour les signataires, ce chiffre prouve l’existence d’une « incompréhension » et d’un rejet populaire face à ce qu’ils qualifient d’inversion historique. [ 1, 2 ]
2. Le durcissement du débat historique et mémoriel
Le franchissement de ce cap a ravivé une fracture idéologique profonde, visible durant les débats du week-end : [ 1 ]
- La dénonciation d’un « effacement mémoriel » : Les porteurs de la pétition réaffirment que valoriser ces monuments sous l’angle des “forteresses royales” revient à glorifier le pouvoir centralisateur français et l’Inquisition (les oppresseurs du XIIIᵉ siècle) au détriment de la mémoire des victimes cathares. [ 1, 2 ]
- Le conflit des historiens : L’impact de la pétition pousse le mouvement à s’attaquer plus frontalement aux arguments de certains historiens institutionnels. Durant le rassemblement, l’assemblée a vivement contesté les thèses récentes cherchant à minimiser, voire à nier, la réalité historique et l’identité propre du catharisme occitan. [ 1 ]
3. La structuration politique du mouvement
Forts de ces 10 200 soutiens, les groupes politiques impliqués (Occitanie Païs Nostre et Bastir Occitanie) comptent s’appuyer sur cette légitimité numérique pour exiger une plus grande représentativité. Le but affiché par les leaders politiques du mouvement, comme Stéphane Albert, est de transformer ces signatures numériques en une force concrète afin d’obtenir « plus de moyens, plus d’écoute » auprès des institutions régionales et nationales pour la défense de l’identité et de la langue occitanes. [ 1 ]
La pétition n’est donc plus seulement un outil de protestation numérique, mais le socle sur lequel les militants comptent bâtir un partenariat durable et plus offensif pour les futures échéances politiques régionales. [ 1 ]