Géographie de la fracture vaccinale : pourquoi la défiance prospère dans le sud

DÉCRYPTAGE – Dans une étude pour la Fondation Jean Jaurès que nous publions en exclusivité, le politologue Jérôme Fourquet analyse, à partir des données du géographe Emmanuel Vigneron, les poches de résistance au vaccin.


Sur la base des données de l’Assurance Maladie, le géographe de la santé de l’université de Montpellier, Emmanuel Vigneron, a dressé à une très fine échelle une carte inédite de la couverture vaccinale. Le chercheur a calculé pour chaque territoire un « indice comparatif de vaccination » qui neutralise statistiquement l’effet de l’âge des populations locales pour faire ressortir d’autres paramètres influant sur le taux de vaccination. En Ile-de-France ou dans l’agglomération lyonnaise par exemple, la carte fait ainsi apparaître les clivages sociologiques avec un taux de vaccination nettement moins élevé dans les banlieues populaires que dans les arrondissements bourgeois.

La géographie dressée par Emmanuel Vigneron montre également des écarts entre les zones rurales et le cœur des agglomérations, du fait d’une plus ou moins grande proximité aux centres .

Chapitres : La mémoire d’un Sud rebelle et réfractaire / La diagonale des mates / Antivax, médecines alternatives et 5 G

Le bobo nantais et le décroissant ariégeois / L’arc littoral frontiste .

                         .  Article à lire dans l’édition papier du Figaro (9 Août 2021 )

 

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