Châteaux cathares : l’appellation bientôt supprimée ? La colère monte
Une pétition de soutien pour préserver l’appellation des “Châteaux Cathares” est lancée depuis six mois par l’association occitane País Nòstre. 8000 signatures ont déjà été récoltées en défaveur de la nouvelle désignation “forteresses royales”, choisie par le conseil départemental de l’Aude, à Carcassonne.
« Renommer les châteaux cathares en forteresses royales, revient à effacer une histoire tragique » : c’est ce que l’on peut lire sur la pétition lancée par l’association militante País Nòstre. À ce jour, 8091 signatures ont précisément été récoltées afin de refuser ce changement de dénomination des citadelles autour de Carcassonne.
En effet, le Conseil départemental de l’Aude a l’ambition de faire reconnaitre ces sites comme patrimoine mondial de l’UNESCO, et lors, du dossier fait évoluer l’appellation. Plus question de châteaux cathares mais de forteresses royales dans le document pour les 8 sites, de Montségur à Peyrepertuse, en passant par Quéribus, Lastours, Termes, ou encore celui de Puilaurens.
Un litige historique
Et l’association militante, País Nòstre, enfonce le clou et justifie son désaccord par des faits historiques. Au XIIIe siècle, au temps de l’Inquisition, le pouvoir royal a combattu la résistance cathare durant des années avant de l’anéantir complètement. En l’an 1244, à Montségur par exemple, 200 cathares ont été brûlés. Un période de sièges, massacres et persécutions.
Ces édifices sont donc tombés par la suite aux mains du pouvoir royal, mais étaient à la base une composante identitaire forte de la culture occitane cathare. Les activistes dénoncent « une inversion mémorielle » et « une glorification des oppresseurs ».
La révolte continue pour l’appellation Châteaux Cathares
L’objectif n’a pas changé et reste de demander le maintien de l’appellation historique dans la candidature Unesco. Et pour cela, la mobilisation se fait sentir sur internet mais pas seulement.
L’association avait déjà organisé un grand rassemblement le samedi 7 février dernier, devant le conseil départemental de l’Aude, à Carcassonne. Une autre manifestation est prévue le samedi 18 juillet au château de Quéribus. La décision de l’UNESCO, elle, devrait être prise d’ici l’été 2026.
Juliette Radi