A Bram s’est tenu le 30 septembre un rassemblement lors des rencontres TEPOS (Territoires à Énergies Positives) contre le photovoltaÏque industriel .
Une importante délégation d’associations de toute l’Occitanie s’est retrouvée pour manifester et faire une déclaration commune aux autorités présentes, notamment la présidente de la Région Occitanie et le préfet.
Déclaration : « Nous demandons un moratoire sur le développement des centrales industrielles productrices d’électricité »
Les territoires ruraux sont généreux car ils produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment et fournissent l’électricité dont les villes et les métropoles ont besoin. Du temps où l’État planifiait et gérait la production, les populations ont fait le sacrifice, par exemple, de leurs vallées et hameaux détruits pour que des barrages hydroélectriques se construisent. Et ce, au nom de l’intérêt général.
Aujourd’hui, nous sommes colonisés par des promoteurs avides de profit, qui distribuent des chèques pour arriver à leurs fins : installer leurs centrales, transformant nos espaces naturels, agricoles et forestiers en zones industrielles.
Ces installations se font de manière anarchique, la plupart du temps à coup de dérogations, de décisions préfectorales sans consultation des habitant-es, sans avis de l’autorité environnementale (la Mrae s’avoue débordée) et non planifiées par les pouvoirs publics.
Nous dénonçons le déni de démocratie qui accompagne cette colonisation de nos territoires. Élus et représentants de l’État main dans la main avec les promoteurs ne peuvent décider de notre avenir sans nous consulter.
Nous refusons de financer ces installations industrielles polluantes grâce aux financements publics (subventions) et aux crédits carbone.
Les territoires à énergies positives devaient promouvoir la sobriété et l’efficacité énergétique. Or ces deux objectifs ne sont que des paravents qui cachent un développement à outrance des énergies renouvelables au détriment du bien-être des habitant-es et de la biodiversité. À lire le programme de ces rencontres on peut être séduit par certaines initiatives mais malheureusement, sur le terrain, TEPOS est devenu synonyme d’une dépossession de nos territoires au profit d’industriels.
Si nos gouvernants (Région, État…) considèrent indispensable d’augmenter la production d’électricité, qu’ils respectent alors leurs propres déclarations : installer en priorité des panneaux photovoltaïques sur les toits, les parkings, les zones commerciales, industrielles et anthropisées, non renaturalisées…mais pas sur nos terres. (Promesses de la Programmation pluriannuelle de l’énergie, du scénario Repos et du Sraddet de la Région Occitanie).
Il est incroyable que pour tout projet d’ENR industrielle, ou repowering pour des éoliennes plus hautes et plus puissantes, une consultation des habitant-es ne soit pas faite dès le projet envisagé, que les préfets multiplient les dérogations et que systématiquement une étude d’impact sur l’environnement ne soit pas prise en compte.
Nous disons NON
Au saccage industriel de nos campagnes par des promoteurs d’énergies dites « renouvelables »
À la destruction de la biodiversité
À la création d’îlots de chaleur générée par les centrales photovoltaïques
Au risque d’incendies accrus par ces installations
Aux nuisances sonores dues aux onduleurs et aérogénérateurs
Aux pollutions des eaux par les PFAS recouvrant les panneaux photovoltaïques et les pales des éoliennes.
Aux socles en béton qui supportent les éoliennes.
Nous alertons les agriculteurs sur le piège de l’agrivoltaïsme – concept créé par les promoteurs pour déroger aux contraintes du PV sur sol – qui en leur apportant une manne financière « providentielle » les détourne de leurs revendications premières : une juste rémunération de leur travail.
L’énergie la plus propre est celle que l’on ne consomme pas. Il est impératif de réduire TOUTES nos consommations énergétiques.
Co-organisateurs : Quels paysages pour La Piège ?, la Confédération paysanne de l’Aude et le collectif régional Toutes Nos Énergies-Occitanie Environnement.
Solidaires et premiers signataires : les associations et collectifs départementaux de défense de l’environnement
AUDE : le Cri du vent, Collectif Citoyen pour des Corbières Vivantes, Développement Durable Corbières Minervois, Vent Mauvais, Avenir d’Alet, Fédération des associations de sauvegarde des Pays d’Aude, AIRE, Collectif citoyen Occitanie Aude,
AVEYRON : Collectif CO27-XII, Segal’air, Protection du Patrimoine Culturel et Naturel des Monts de Lacaune et du Rougier de Camarès
GERS : Les Amis de la Terre, Protection de l’Environnement de Sarrant
HERAULT : Collectif de défense de la nature et de l’environnement du Grand Orb, Hurlevent, Pechs et garrigue, Engoulevent, Contre Vents, Pegase, Collectif 34-12/VPPN, Protection Somail & Montagne Noire
HAUTES PYRENEES : La recyclerie de Castelnau-Magnoac,
HAUTE GARONNE : Vents Contraires, Les lacs du Lauragais,
LOZERE : Collectif Limagnole Haute Truyère, Préservation de l’Environnement et des Paysages des Laubies et de la Margeride, Les Robins des Bois de la Margeride, Collectif le Clep
LOT : Vent du Haut-Ségala, AELC , la Confédération paysanne,
PO : SOS Nature Fenouillèdes, Collectif le vent tourne,
TARN : Nostra Montanha, Calelh, Préservons notre montagne, ACF de Fréjeville, Saint-Loup Nature 81, Pipistrelle, SEPRA, Coord’EAU 81-Montagne,
TARN ET GARONNE : Vents à contre courant