Aucun territoire n’est à l’abri : en Bretagne, des communes font face à des pénuries d’eau. Dans les Pyrénées, des éleveurs ont dû redescendre leur troupeau faute de fourrage suffisant dans les alpages.
Face à la sécheresse, certains misent sur les bassines pour irriguer leurs cultures. En Normandie, un agriculteur est en train de construire l’une des premières de la région. Ces installations ne les sauveront pas. Interdite d’utilisation, la mégabassine de Sainte-Soline est pourtant déjà à sec.
Ce n’est pas non plus la loi d’urgence agricole promulguée hier qui permettra d’adapter l’agriculture au réchauffement climatique. Le Conseil constitutionnel a validé la quasi-totalité du texte vendredi, y compris la réintroduction de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides interdits en France.
Au-delà du besoin de solidarité nationale, sans quoi la moitié des agriculteurs pourrait disparaître, Serge Zaka appelle à faire évoluer l’aire de répartition des cultures, mieux partager l’eau, réduire le labour et renforcer les couverts végétaux.