Pour les élections sénatoriales du 27 septembre 2026 (renouvellement de la série 2), le mouvement régionaliste occitan maintient une présence active, principalement structurée autour de deux stratégies distinctes : l’affirmation de candidatures 100 % régionalistes et l’intégration au sein d’alliances de gauche.
1. Les candidatures autonomes de “Bastir Occitanie” Le mouvement régionaliste Bastir Occitanie a officiellement appelé à présenter et à soutenir des candidatures régionalistes dans plusieurs départements clés de l’espace occitan. Dans le Gers : Le mouvement a investi Patrice Cuquel comme candidat officiel pour ce scrutin.Positionnement : Ces candidatures se concentrent sur la défense des collectivités locales, de la ruralité, de la décentralisation et de l’identité occitane, ciblant directement le collège des grands électeurs (maires et délégués municipaux).,/2. La stratégie d’union du Partit Occitan (PÒC)Le Partit Occitan (membre de la fédération Régions et Peuples Solidaires – R&PS) privilégie quant à lui une stratégie d’union et de rassemblement avec les forces politiques de gauche (Parti socialiste, Les Écologistes, Parti communiste) . Plutôt que de multiplier les listes autonomes face au mode de scrutin majoritaire ou proportionnel, le PÒC s’intègre dans des dynamiques de listes communes. )Cette formule s’inscrit dans la continuité des accords électoraux locaux visant à assurer une représentation des sensibilités régionalistes au sein de majorités territoriales de gauche. Le contexte du scrutin en Occitanie, 23 sièges sont en jeu pour ces sénatoriales. Bien que l’élection au suffrage universel indirect (grands électeurs) favorise traditionnellement les grands partis nationaux implantés dans les mairies, la présence occitane sert de tribune pour porter les revendications sur l’autonomie fiscale des communes, la sauvegarde des services publics ruraux et les compétences linguistiques régionales.