Face au mouvement social et aux manifestations, « on assiste à un glissement autoritaire » du gouvernement, qui « pave la voie à une arrivée de l’extrême droite au pouvoir », affirment dans une tribune publiée dans L’Humanité des syndicalistes, militants associatifs, intellectuels et artistes de gauche.
« En cette fin 2026, la colère sociale atteint un niveau rarement égalé », constatent parmi d’autres les porte-parole de l’association altermondialiste Attac Raphaël Pradeau et Youlie Yamamoto, la secrétaire générale de l’Union étudiante Eloïse Lefebre Milon, le président de l’Union syndicale lycéenne Ryad Rani ou encore les syndicalistes Julie Ferrua et Murielle Guibert (Solidaires) et Caroline Chevé (FSU).
« On assiste à un glissement autoritaire qui va de pair avec le refus obstiné du gouvernement d’assumer son bilan et de remettre en cause sa politique injuste en faveur des plus riches », estiment les signataires, parmi lesquels figurent aussi la présidente du Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid) Céline Méresse, le réalisateur Robert Guédiguian ou encore l’humoriste Guillaume Meurice.
Selon eux, le gouvernement « met en œuvre un état d’urgence qui ne dit pas son nom et prévoit l’intervention de l’armée dans la rue. Ce choix est irresponsable et dangereux pour la démocratie et pour l’intégrité physique de celles et ceux qui la défendent dans le cadre de ces mobilisations. Il pave la voie à une arrivée au pouvoir de l’extrême droite ».